“L’antivol à l’odeur de cadavre” : la solution unique de cette entrepreneuse contre les vols de vélos (Qui veut être mon associé)

par Clément Lasserre le

Quand l’innovation rencontre la chimie… et le dégoût. À seulement 23 ans, Aïko Leroux, jeune ingénieure chimiste, a imaginé une solution radicale contre le vol de vélos : un antivol capable de libérer une odeur de putréfaction insoutenable en cas de tentative d’effraction. Son nom : Cactus Lock, un projet aussi audacieux que déroutant, récemment présenté dans l’émission “Qui veut être mon associé ?” (QVEMA) sur M6.

Une idée née de la chimie et du vécu

Face à un marché saturé d’antivols toujours plus résistants mais régulièrement vaincus par les voleurs, Aïko Leroux fait un choix différent : ne pas seulement résister, mais dissuader. CactUs Lock repose sur un principe simple et redoutable : transformer l’acte de vol en une expérience immédiatement traumatisante.

En cas de découpe ou d’effraction, le cadenas libère une molécule non toxique mais extrêmement répulsive, reproduisant l’odeur de la putréfaction, communément associée à celle d’un cadavre. Le résultat est immédiat :

  • dégoût viscéral
  • fuite instinctive
  • tentative de vol interrompue

Pire encore pour le malfaiteur : l’odeur s’imprègne durablement, persistant plusieurs jours sur la peau, les vêtements, mais aussi sur tout ce qui est consommé à proximité.

Une deep tech made in France

Derrière son apparente provocation, Cactus Lock est un produit de deep tech. Le dispositif repose sur :

  • un gaz sous pression intégré dans une canalisation interne du cadenas
  • une technologie développée avec des centres de recherche lyonnais
  • une fabrication et une industrialisation en France
  • un produit certifié, pensé pour le vélo, mais aussi la moto ou encore la sécurisation de conteneurs

Plus qu’un simple antivol, CactUs Lock ambitionne de redéfinir la sécurité en jouant sur un levier rarement exploité : la psychologie humaine et les réactions instinctives.

Un passage remarqué mais contrasté dans Qui veut être mon associé ?

Sur le plateau de la saison 6 de Qui veut être mon associé ?, le pitch intrigue autant qu’il divise. Rapidement surnommé « l’antivol à l’odeur de cadavre », le produit marque les esprits… mais suscite aussi des réserves.

Lors des tests olfactifs, certains investisseurs, dont Anthony Bourbon et Jonathan Anguelov, se montrent peu convaincus par l’expérience. Le prix annoncé (260 euros l’antivol) freine également l’enthousiasme du jury, qui estime qu’un ajustement tarifaire sera indispensable pour toucher un marché plus large.

Le verdict est clair :

  • la fondatrice est jugée brillante et prometteuse pour son âge
  • le concept est original et différenciant
  • mais le projet est encore perçu comme trop embryonnaire, avec un modèle économique à consolider

Les investisseurs peinent à se projeter à ce stade, malgré le potentiel.

Un pari audacieux sur un marché sous tension

Le marché des antivols pour vélos et motos est en pleine mutation, porté par l’essor de la mobilité douce… et par une explosion des vols. Dans ce contexte, Cactus Lock propose une rupture : ne plus seulement protéger l’objet, mais marquer le voleur.

Si des défis subsistent (coût, adoption par le grand public, montée en échelle industrielle) le projet ouvre une voie nouvelle : celle d’une sécurité dissuasive, mémorable et assumée.

Avec Cactus Lock, Aïko Leroux ne cherche pas à faire dans la demi-mesure. Son antivol ne se contente pas de verrouiller : il punit symboliquement. Une tentative de vol devient alors une expérience inoubliable, au sens le plus littéral du terme.

Reste à savoir si cette innovation olfactive trouvera sa place sur le marché. Une chose est sûre : Cactus Lock ne laisse personne indifférent ; ni les voleurs, ni les investisseurs, ni le public.

Et pour revoir l’émission, rendez-vous sur M6+ dès maintenant, et sans publicité avec l’option M6+MAX

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