par Clément Lasserre le
À l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Ghana se présente avec un mélange intéressant d’expérience et de jeunesse. Les Black Stars ne sont plus la grande puissance africaine des années passées, mais ils disposent d’une base solide pour espérer jouer les trouble-fêtes. Zoom sur cette sélection souvent trop sous-estimée !
Des joueurs cadres fiables à chaque poste
Dans les buts, Lawrence Ati Zigi s’impose comme le titulaire naturel. Fiable sans être spectaculaire, il apporte une certaine stabilité à une défense encore en construction.
En défense, l’expérience d’Alexander Djiku sera précieuse pour encadrer une ligne défensive jeune et parfois irrégulière. À ses côtés, des profils comme Kojo Peprah Oppong ou Jonas Adjetey incarnent le renouveau, avec du potentiel mais encore peu d’expérience au très haut niveau.
Au milieu, Thomas Partey reste le joueur clé. Malgré une valeur marchande en baisse et une carrière en dents de scie, il demeure le leader technique et physique de l’équipe. À ses côtés, des joueurs comme Ibrahim Sulemana apportent de l’énergie et de la récupération.
Sur le plan offensif, le Ghana possède ses plus grandes armes :
- Antoine Semenyo, véritable star de l’équipe, est capable de faire la différence par sa puissance et sa vitesse.
- Kamaldeen Sulemana, sur le côté gauche, apporte percussion et imprévisibilité.
- Abdul Fatawu, quant à lui, représente une menace constante grâce à sa créativité.
- Enfin, Jordan Ayew, malgré son âge, reste un joueur important par son expérience et son sens du collectif.
Un dernier test révélateur mais frustrant
Le Ghana reste sur une défaite en match amical face à l’Allemagne (2-1), un résultat frustrant mais riche d’enseignements.
Les Ghanéens ont montré de bonnes choses, notamment en seconde période avec l’égalisation d’Abdul Fatawu Issahaku à la 70e minute. Cependant, ils ont craqué en fin de match, encaissant un but à la 88e minute.
Ce match met en lumière deux réalités :
- une capacité à rivaliser avec une grande nation
- mais aussi un manque de concentration et d’efficacité dans les moments clés
Des défauts qui pourraient coûter cher en Coupe du monde.
Un groupe L extrêmement relevé
Le Ghana hérite d’un groupe particulièrement difficile avec :
- Angleterre
- Croatie
- Panama
Face à l’Angleterre et la Croatie, deux nations européennes expérimentées et structurées, le Ghana part clairement outsider. Ces équipes possèdent une maîtrise tactique et une expérience internationale supérieures.
Le match contre le Panama apparaît comme le plus abordable, et sans doute décisif pour espérer une qualification. Mais dans un groupe aussi relevé, chaque point comptera.
Entre espoir offensif et fragilité collective
Le principal atout du Ghana réside dans son secteur offensif. Avec des joueurs rapides, techniques et capables de faire la différence individuellement, les Black Stars peuvent poser des problèmes à n’importe quelle défense.
Cependant, les limites restent visibles :
- une défense parfois fragile
- un manque de régularité
- une difficulté à gérer les moments clés
L’équipe devra trouver un équilibre pour espérer rivaliser.
Le Ghana aborde cette Coupe du monde dans une position d’outsider. Moins attendu que certaines grandes nations, il peut jouer libéré et tenter de créer la surprise.
Mais dans un groupe aussi relevé, la moindre erreur se paiera cash. Pour exister, les Black Stars devront s’appuyer sur leurs talents offensifs tout en gagnant en rigueur collective.
À savoir :
- La Coupe du Monde de la FIFA 2026 aura lieu du 11 juin au 19 juillet 2026
- Le premier match de l’Équipe de France, diffusé sur M6 et M6+, sera face au Sénégal le 16 juin
- En France, le Groupe M6 sera diffuseur français officiel en clair de l’événement, avec 54 matchs au programme