par Clément Chesne le
Au terme d'une finale à sens unique asphyxiante disputée au MetLife Stadium, la Roja a dû attendre la prolongation pour briser le verrou argentin (1-0 a.p.).
📍 Lieu : New York New Jersey Stadium (MetLife Stadium), East Rutherford, États-Unis
📅 Date : Dimanche 19 juillet 2026
⚽ Score : Espagne 1 – 0 Argentine (Ferran Torres 106′). Résumé vidéo complet de 15 minutes d’Espagne – Argentine sur M6+.
La Coupe du monde 2026 a livré son verdict sur M6 au terme d’un scénario à suspense, conclu sur une pelouse du MetLife Stadium en fusion près de New York. Dans une finale à sens unique, l’Espagne a dominé de la tête et des épaules une vaillante sélection argentine avant de trouver la faille en prolongation (1-0 a.p.). Après les sacres historiques de 2008 (Euro) et 2010 (Mondial), la Roja réédite l’exploit d’un doublé légendaire et accroche avec brio une deuxième étoile sur son maillot.
Précédée par un show grandiose aux accents de Super Bowl – animé par Post Malone, Robbie Williams, Laura Pausini et Tom Cruise -, la rencontre a rapidement basculé dans une domination territoriale totale des hommes de Luis de la Fuente face à l’Albiceleste de Lionel Messi.
Une domination stérile face à un Dibu Martinez héroïque
Dès les premières minutes, le ton est donné. Le prodige Lamine Yamal allume une première mèche, bien captée par Emiliano Martinez (5′). Comme attendu, la maîtrise technique est ibérique. Le jeu collectif aussi. L’Espagne dicte le tempo, confisque le ballon et multiplie les vagues offensives par l’intermédiaire de Mikel Oyarzabal (39′) et Marc Cucurella (43′).
En face, l’Argentine ne panique pas et joue avec ses forces : l’agressivité, l’intensité physique et un énorme bloc défensif. Malgré des interventions rugueuses de sa défense pour arrêter les accélérations fulgurantes de Lamine Yamal notamment, l’Albiceleste s’en remet entièrement à son portier. Dibu Martinez multiplie les parades de grande classe au retour des vestiaires, repoussant tour à tour les assauts de Dani Olmo, de Ferran Torres et de Pedri. Solide et infranchissable, le portier sud-américain maintient son équipe à flots alors que les vagues espagnoles s’intensifient au fil des minutes.
Le tournant du match : l’exclusion et la délivrance
La pression espagnole devient étouffante à l’approche du temps additionnel. À la 93′ minute, Nico Williams bute une nouvelle fois sur l’omniprésent portier argentin, signant la 16e tentative de la Roja. Le tournant survient juste avant la fin du temps réglementaire. Enzo Fernandez, trop agressif dans son intervention, écope d’un second carton jaune synonyme d’exclusion après une intervention sur Pau Cubarsi (90’+3). Réduite à dix, l’Argentine aborde la prolongation en infériorité numérique. Ce n’est pas ce fait de jeu qui allait pousser les hommes de Lionel Scaloni à passer à l’offensive.
Malgré un but refusé à Nico Williams pour une faute litigieuse au départ de l’action (95′), l’Espagne insiste. À la 106′ minute, sur une remise lumineuse de Nico Williams, Ferran Torres arme une demi-volée splendide qui trompe enfin la vigilance de Martinez (1-0). Un avantage logique, délivrant son équipe et tout un peuple. Comme lors de ses matchs précédents, l’Espagne a fait la différence grâce à son banc, puisque Nico Williams et Ferran Torres étaient rentrés quelques instants plus tôt.
Épilogue : L’Espagne au sommet, les regrets de Lionel Messi
Sonnée mais courageuse, l’Albiceleste tente le tout pour le tout dans les derniers instants. Plusieurs fois durant la compétition, les Argentins sont revenus au score après avoir été menés. Lionel Messi, très discret et muselé tout au long de la rencontre, essaie bien de sonner la révolte avec un centre lobé capté par Unai Simon (115′), puis une frappe puissante contrée par le visage de Mikel Merino (117′). En vain.
Ces ultimes réactions n’y changeront rien : l’Argentine ne reviendra pas. En s’inclinant, la Pulga laisse également s’envoler ses derniers espoirs de titre honorifique de meilleur buteur de la Coupe du Monde, profitant finalement au Français Kylian Mbappé. Au coup de sifflet final, l’Espagne peut exulter. Quatorze ans après Johannesbourg, la Roja décroche sa deuxième Coupe du Monde au bout d’un parcours mémorable.