par Clément Chesne le
Luigy Lacides est le visage du Morning Récap, émission que l'on peut voir chaque matin sur M6 et M6+. Routine quotidienne, ressenti sur la Coupe du Monde, meilleur souvenir dans la compétition : découvrez Luigy sous un autre angle !
Le Morning Récap est un moment incontournable pour voir ou revoir les meilleurs moments de la nuit de cette Coupe du Monde sur M6 et M6+. Nous avons interviewé Luigy Lacides, l’homme qui anime ce programme tous les matins depuis le début de la compétition.
Parle-nous de ce rendez vous du Morning Récap’, son format, ses contraintes, et surtout ton quotidien là dedans.
L’objectif est de rendre le plus divertissant possible tous les temps forts, tous les matchs et l’essentiel du Mondial… Dans ma routine, je démarre à partir de 21h45 et jusqu’à 5h30-6h, où on reçoit des images exclusives des Bleus pour la séquence « Au cœur des Bleus ». C’est un travail collaboratif avec mon monteur, Simon Kaplan.
Le Morning Recap est un résumé quotidien des temps forts de chaque soirée de Coupe du monde, avec certains matchs qui peuvent avoir lieu à 5h du matin. L’objectif est qu’il soit le plus divertissant possible, et de proposer chaque matin une petite capsule qui résume très clairement tous les matchs de la nuit, tous les temps forts, l’essentiel. Le format comprend une page foot sur les résumés, une page appelée Folie Mondiale sur les petites séquences insolites, les séquences fortes ou avec de l’émotion côté supporters, une petite séquence qui s’appelle La Décla qui revient sur une déclaration forte de la soirée, et une autre séquence appelée Au Cœur des Bleus qui revient sur la vie quotidienne des Bleus pendant cette édition de Coupe du monde.
Dans ma routine quotidienne dans la fabrication de l’émission, j’arrive généralement aux alentours de 21h45 et j’installe mon décor, qui me sert à tourner les prises de parole face caméra pour amener un peu de rythme et du ton à l’émission. Ensuite, je monte au poste de montage pour commencer à écrire les résumés des premiers matchs s’ils ont déjà eu lieu, et la nuit avance comme ça au fur et à mesure. Entre 1h30 et 3h du matin, je tourne les prises de parole face caméra parce qu’à ce moment-là, la plupart des matchs sont généralement terminés. Plus le temps passe, plus on arrive dans le temps additionnel, si je puis dire. À partir de 5h30-6h, je reçois la petite capsule de l’équipe de France qu’on appelle l’Inside, avec des images exclusives des Bleus.
Je fais ça bien évidemment avec Simon Kaplan, qui est monteur et qui m’accompagne tout au long de la nuit. C’est un travail collaboratif, on fait vraiment ça à deux, en binôme. On travaille en collaboratif, c’est-à-dire que dès que j’ai fini d’écrire et de prémonter un résumé, je le donne à Simon qui termine le montage, et ainsi de suite.
Quel est ton ressenti sur la compétition ? Qu’est ce qu’il y a de différent avec cette édition XXL du Mondial, au niveau du foot, de l’ambiance ?
C’est la Coupe du monde des belles surprises. Quand on voit le niveau et le parcours du Cap Vert par exemple, tout ce qu’il se passe autour d’eux, ça m’émeut. Pour le reste, plus on est de fous, plus on rit. On voit beaucoup de supporters adverses se rencontrer, danser, partager des maillots, c’est génial.
Pour moi, cette Coupe du monde est la Coupe du monde des belles surprises. Le fait qu’il y ait 48 équipes permet à davantage de sélections qui n’auraient peut-être pas été là de s’exprimer et de nous régaler. Disons-le franchement, le Cap Vert, c’est beau à voir parce qu’on sent qu’il se passe quelque chose d’historique pour cette nation en Coupe du monde. On le voit avec le parcours et leur niveau qu’ils méritaient clairement d’être là. Quand je vois les images des joueurs capverdiens sur le terrain, la performance du gardien Vosinha, tout ce qui se passe autour de lui et même l’accueil qu’ont reçu les joueurs capverdiens à leur retour au Cap-Vert, ça m’émeut. Ce sont peut-être des moments, des images qu’on n’aurait pas vues si on avait été sur une Coupe du monde à 32 équipes.
Au-delà de l’aspect football et des belles surprises sur le terrain, mine de rien, je trouve que ça amène un petit surplus d’ambiance, même côté supporters. On dit souvent : plus on est de fous, plus on rit. J’ai le sentiment qu’aux États-Unis, au Canada et au Mexique, il y a tellement de supporters d’équipes différentes qu’il y a une forme d’énergie qui se crée entre eux. On a vu beaucoup de supporters adverses se rencontrer, danser ensemble, partager des maillots. Je trouve que c’est génial.
Si tu devais jouer au jeu des pronostics ?
Sans sourciller, une victoire de l’équipe de France. En tout cas, c’est tout ce que je souhaite. J’ai le sentiment que cette équipe le mérite amplement et est capable d’aller au bout contre l’Angleterre, qui est à mon sens leur principale menace.
Mon pronostic : victoire de l’équipe de France sans sourciller. En tout cas, c’est tout ce que je souhaite. J’ai le sentiment que cette équipe le mérite amplement et est capable d’aller au bout contre l’Angleterre, qui est à mon sens leur principale menace. En face, les Anglais ont fait un début de compétition en demi-teinte, sans briller en phase de poule, même s’ils se sont qualifiés assez facilement. Je trouve que plus le temps avance, plus ils montent en puissance. On l’a vu notamment avec le match contre le Mexique où ils ont tenu malgré le fait qu’ils étaient à dix pendant plus d’une demi-heure. Ils ont montré une grosse solidarité et ils ont Harry Kane et Jude Bellingham qui sortent une très grosse compétition jusqu’à présent. Il y a aussi le milieu Gordon qui se révèle et que je trouve très très bon. Voilà, ils ont beaucoup d’atouts, les Anglais. Je vois bien une finale contre l’équipe de France.
Un mot sur le parcours de l’Equipe de France ?
C’est un parcours qui, je pense, est absolument exemplaire, sur et en dehors du terrain. On parle beaucoup de certains joueurs et c’est normal mais toutes les lignes sont solides, ça se ressent qu’il y a un cocktail de talent, de solidarité et d’équilibre très savoureux pour les supporters, mais difficile pour les équipes adverses.
C’est un parcours qui, je pense, est absolument exemplaire, sur et en dehors du terrain. C’est une équipe qui fait plaisir à voir, où il y a l’air d’avoir une belle ambiance et une forme de communion aussi derrière le coach Didier Deschamps, qui s’est accentuée encore davantage avec la perte de sa maman. On le sent dans les interviews de Kylian Mbappé ou de Ryan Cherki, ils sont en mission. Je trouve que c’est une équipe sur le terrain qui est équilibré : on parle beaucoup de Kylian Mbappé, de Michael Olise, d’Ousmane Dembélé, de Désiré Doué, c’est normal, mais toutes les lignes sont solides. Quand on voit la charnière défensive Upamecano-Saliba, la solidité aussi dans ce mondial de Lucas Digne ou même de Jules Koundé à droite, je pense que ça permet d’être serein. Il y aussi le volume de jeu d’Adrien Rabiot, que je trouve assez impressionnant sur cette compétition et depuis quelque temps déjà, ça permet quand même d’avoir des repères.
Je pense que c’est une équipe qui fonctionne bien parce qu’elle est équilibrée, parce que tous les joueurs se battent ensemble et que ça se ressent, et qu’il y a à la fois le talent, la solidarité, l’équilibre défensif et l’animation offensive. Forcément, ça fait un cocktail tricolore savoureux pour les supporters, mais très délicat à digérer, je pense, pour les équipes adverses.
Ton plus beau Souvenir de Coupe du monde ?
C’était un 9 juillet 2006, finale de Coupe du monde entre la France et l’Italie. C’est la première fois que j’ai vibré pour le football, que j’ai ressenti des émotions aussi fortes. 20 ans après, je m’en souviens encore comme si c’était hier.
Mon premier souvenir de Coupe du monde, c’était un 9 juillet 2006, finale de Coupe du monde entre la France et l’Italie Je participais à ce moment-là à mon tout premier stage de football à Dijon. Je me souviens que les organisateurs avaient installé un écran géant pour tous les enfants qui étaient présents au stage pour nous permettre de regarder le match dans de bonnes conditions. Il y avait pas mal de gens dans la salle, des grands, des plus petits : je m’en souviens que c’était vraiment une superbe ambiance à tel point que vingt ans après, je m’en souviens encore comme si c’était hier. C’est la première fois que j’ai vibré pour le football, la première fois que j’ai ressenti des émotions aussi fortes au moment du coup de boule de Zidane, mais aussi au moment des buts, au moment des célébrations, au moment de la déception après la défaite. Voilà, c’est vraiment mon tout premier souvenir de football.
Retrouvez Luigy et son Morning Récap chaque matin jusqu’à la fin de la Coupe du Monde, le 19 juillet 2026 !
- La Coupe du Monde de la FIFA 2026 a lieu du 11 juin au 19 juillet 2026
- Le prochain match de l’équipe de France contre le Maroc est ce jeudi 9 juillet à 21:50, en direct sur M6 et M6+
- En France, le Groupe M6 est le diffuseur français officiel en clair de l’événement, avec 54 matchs au programme
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