« Il n’y en a jamais eu aussi peu depuis la Libération » : ce que les chroniqueurs de TBT9 pensent de la crise historique de la natalité

TBT9 crise de la natalité en France 12 février W9

par Manon Ricou le

Face à une natalité au plus bas depuis 1945, les chroniqueurs de TBT9 débattent d’une allocation de 250 euros par enfant. Logement, carrière, aides sociales : les échanges révèlent une crise plus profonde qu’il n’y paraît.

La France traverse une crise démographique inédite. Olivier Dartignolles rappelle qu’il n’y a « jamais eu aussi peu de naissances depuis la Libération ». Sur le plateau de Tout beau, tout n9uf (TBT9), ce 12 février, les chroniqueurs ont vivement réagi à la proposition d’un versement de 250 euros par mois par enfant, de la naissance à 20 ans. Mais c’est surtout une phrase qui a marqué les esprits : 

« Il n’y en a jamais eu aussi peu depuis la Libération »

Dans une séquence de TBT9 du 12 février, diffusée sur W9, Olivier Dartignolles, chroniqueur sur l’émission, a rappelé un chiffre alarmant : « On est à 640 000 naissances. Il n’y en a jamais eu aussi peu depuis la libération. (…)  Il faut donc faire quelque chose », a-t-il insisté.

Selon lui, la politique familiale proposée ne peut pas fonctionner. « La politique familiale ne marche pas. Et le grand obstacle, c’est le logement. Les jeunes couples n’arrivent pas à accéder à un logement avec une chambre en plus pour accueillir le bébé. Alors qu’il y a un désir d’enfant dans tout ça ». Une opinion que tous les chroniqueurs ne partagent pas. 

250 euros par mois : solution ou illusion ?

À l’origine du débat, la proposition du député Jérémie Patrier-Leitus : verser 250 euros par mois et par enfant, de la naissance à 20 ans, soit 60 000 euros au total.

Gilles Verdez y voit une réponse nécessaire pour faire face à la crise de la natalité : « Sinon dans 20 ans, dans 50 ans, il n’y a plus en France de quoi payer les retraites des vieux, c’est plus possible ».

Mais Géraldine Maillet conteste l’efficacité d’une telle mesure : « Aujourd’hui, les gens ne veulent pas faire d’enfants (…) tu ne peux pas les forcer à faire des enfants, parce que tu vas leur donner 250 euros mensuels ».

Elle souligne aussi un problème d’équité : « Et en plus, c’est injuste, parce que dans cette mesure-là (…) si t’es très fortuné, tu vas aussi avoir de l’argent ». Le débat dépasse alors la seule question financière pour Géraldine, et d’autres chroniqueurs d’accord avec elle.

Peur professionnelle et choix de société

Pour Valérie Bénaïm, la baisse de la natalité ne s’explique pas uniquement par l’économie.

« Aujourd’hui les jeunes femmes en France, elles sacrifient ce désir d’enfant en disant je ferai des enfants plus tard parce que pour l’instant je veux assurer ma carrière professionnelle ». Elle ajoute : « C’est pas par choix. C’est par la trouille ».

La discussion prend alors une dimension plus sociétale : logement, carrière, précarité, équilibre de vie. Entre urgence démographique et transformation des aspirations, le plateau de TBT9 a évoqué différents arguments pour nourrir le débat sur la crise historique que traverse la France et la philosophie qui anime les Français quant à la natalité.

Retrouvez l’émission du 12 février en replay gratuit sur M6+ et sans publicités avec l’abonnement M6+MAX.  Tout beau, tout n9uf, c’est du lundi au vendredi à partir de 19 :45 sur W9.

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